Montréal, Québec, la magie d’un long voyage, ou d’une expérience de vie 🇨🇦 (article disponible en français uniquement)

Hi guys ! Allo à tous, j’espère que vous allez bien ! Comme le phénix qui renaît de ses cendres, c’est avec une grande détermination que je reprends mon blog aujourd’hui, pour mon plus grand plaisir et, je l’espère aussi, pour le vôtre ! Pourquoi une si longue absence, me direz-vous ? Un manque d’inspiration ? Trop d’occupations ? Pas vraiment. Mon esprit était surtout occupé par le grand départ, car c’est en mai dernier (juste après mon dernier article) que j’ai fait le choix de partir à Montréal pour commencer la suite de mes études. Ce ne fut pas une décision facile à prendre. Bon, si selon Voltaire, « le doute est un état mental désagréable, mais la certitude est ridicule » (et je suis bien d’accord), je peux vous confirmer que tout le temps douter, effectivement, ça craint. Et c’est ce qu’il m’arrive … depuis que j’ai décidé de partir ! En effet, là où mon année passée en Erasmus au Royaume-Uni s’était déroulée sans encombre et sans une ombre au tableau, je ne peux pas en dire autant en ce qui concerne le Canada, même si Montréal est une ville plus que sympathique ! Est-ce la distance qui entre en jeu ? La culture nord-américaine ? Dans cet article j’essaierai de décrire de la façon la plus neutre ce que j’ai ressenti, aimé, apprécié (même si cela sera bien sûr toujours un peu subjectif). J’essaierai aussi de vous faire part de mon expérience, bien que pour l’instant celle-ci s’avère un peu courte vu qu’elle date d’un peu plus de deux mois. Mais quand même, je souhaitais prendre le temps de découvrir “juste pour le plaisir” avant de vous en parler, et j’estime qu’en deux mois, j’ai eu le temps de me faire un avis ! Attendons quand même parce que l’hiver n’a pas encore commencé .. Et ici, l’hiver, c’est criss’ment froid, tabarnak !

La vue depuis le Mont-Royal, au niveau du Belvédère Camillien-Houde

Si je prends point par point en ce qui concerne l’arrivée dans un pays étranger et de l’installation (et je ne parle pas de toutes les formalités administratives, un long combat), le plus important est évidemment de savoir où vous allez loger une fois que vous serez sur place. Et là, un dilemme s’impose : soit vous avez confiance en votre super pouvoir de « lucky boy » ou de « lucky girl » et vous prenez un AirBnb en espérant dénicher « LA bonne coloc’ » en arrivant ou le bon appartement, soit vous faites comme moi et jouez les faibles en enchaînant visites Skype par visites Skype et en espérant qu’on ne vous cache pas quelques jolies pépites ! Les rencontres Skype sont un peu « weird », vous vous retrouvez face caméra avec quelqu’un à qui vous n’avez jamais parlé, vous dites « Allo », parce que « Allo » s’utilise pour dire « salut » chez les québécois, et ça y’est c’est parti ! Il faut éviter tous les clichés auxquels on peut s’attendre lorsqu’on rencontre un québécois, mais même en les évitant ce sont eux qui vont vous les ressortir ! « Es-tu prêt pour l’hiver ? » est LA question qui est revenue le plus lorsque j’expliquais mes désirs d’expatriation. J’ai donc fini par trouver un appart’, après une dizaine de visites et le même nombre de refus (ou de non-réponses) à une semaine de la date limite (vers le 23 Août et je partais le 31). Et ouf ! Grand soupir de soulagement. C’est quelque chose d’inexplicablement réconfortant que de savoir que vous avez un toit avant même le moment de votre installation ! Et pourtant … Je ne vous conseille pas cette méthode. Elle est risquée, et ce n’est pas le plan le plus malin. Tout d’abord, on va vous demander d’envoyer une sorte de « caution » (pour les plus cool d’entre eux, environ 100 dollars, sinon, carrément un mois de loyer). Et là, déjà, ça pique. De plus, les propriétaires ou les locataires ne sont pas forcément honnêtes avec vous et c’est souvent source de désenchantement lorsque vous arrivez à l’appart et le découvrez en grandeur nature ! Il vaut mieux prendre son temps quitte à stresser (un peu) et envisager le AirBnb pour une ou deux semaines. Si vous avez des gens que vous connaissez déjà sur place alors là évidemment c’est juste le top ! Sinon reste toujours la solution du logement étudiant (mais dans ce cas là il vaut mieux s’y prendre bien à l’avance).

Au-niveau de mon arrivée à Montréal, les premiers jours sont les plus difficiles … et à la fois les plus excitants. Tout est un peu déstabilisant : car rien ne fonctionne exactement comme il faut, tout est différent et au final assez similaire ! Je ne détaillerai pas point par point ce qu’il y a de similaire et de différent, mais prenons par exemple les taxes au supermarché, il est impossible de comprendre dès le départ comment faire son budget lorsqu’on fait les courses ! En effet, les taxes ne sont pas ajoutées sur les prix affichés en rayons (même chose pour les articles de mode ou de déco en magasins, les bars, les restos …). Moi qui suis plutôt profil étudiant « raisonnable et économe », je vous avoue que tout cela m’a un peu déstabilisé ! Le deuxième point important est de savoir comment rencontrer des gens lorsque vous arrivez tout seul à Montréal et que vous ne connaissez personne. Certains vous diront que c’est facile, d’autres que c’est une vraie galère. Je pense surtout que c’est une question de chance (et aussi quand même un peu de bonne volonté). A Montréal, sortez un peu (surtout lorsqu’il fait beau !) et vous rencontrerez … des Français ! Il y en a … partout ! et je dirais que c’est très facile de se retrouver entre compatriotes, les Français ici forment vite une sorte de « communauté » ! Un peu moins facile de tisser une relation durable avec les Québécois en revanche. En effet, la plupart des personnes que j’ai rencontrées ont été adorables avec moi et très faciles d’accès, mais n’ont pas forcément donné suite ! Résultat, et j’ai un peu honte de le dire, depuis que je suis ici, je n’ai pas un seul ami québécois ! Ce n’est pas comme si c’était OBLIGATOIRE de se faire que des amis québécois, mais j’avoue parfois avoir l’impression de revivre le remake de ma vie française mais au Québec, à part en cours où j’ai la chance de pouvoir échanger un peu plus avec des étudiants locaux ! Cela dit, d’autres solutions sont toujours à considérer, comme décider de ne vivre qu’avec des étudiants québécois ou au moins éviter de s’installer parmi une ribambelle de français (même si lorsqu’on est dans l’urgence on fait comme on peut et puis c’est tout). Il n’y a pas de « bonne » ou de « mauvaise » solution en soit, mais voilà, je trouve important de souligner cet aspect-là, plus vous vous mêlerez aux locaux et puis l’intégration sera facile, mais en même temps le fait d’avoir des personnes autour de vous qui viennent de s’installer et vivent les mêmes choses que vous est une sensation assez réconfortante !

Troisième point, les cours. Bon, là, c’est là où ça coince. Comment dire. Il faut savoir qu’ici tout est VRAIMENT différent au-niveau du système universitaire. Quand je dis différent, c’est même un euphémisme. En fait, ça n’a tout simplement RIEN À VOIR. Je ne peux pas vous dire si c’est mieux, si c’est moins bien, juste que c’est super prestigieux pour un français d’être diplômé d’une université nord-américaine, mais pour cela il faudra convenir de parvenir à faire quelques sacrifices. Je ne parle pas évidemment des étudiants internationaux qui sont en échange. Ces derniers n’ont pas les mêmes cours que les étudiants réguliers (ils peuvent tout choisir), ils ont la même charge de travail mais sur une courte période de temps (pour un semestre ou alors un peu plus de six mois). Lorsque vous êtes étudiant régulier, en revanche : tout d’abord, niveau budget, il y aura des frais de scolarité. Je ne connais pas le coût d’une année entière en baccalauréat (équivalent de la licence) car je suis en master (qu’on appelle ici « maîtrise »), mais le coût tourne autour de 2000 dollars pour le semestre. A cela s’ajoute les autres frais comme les assurances, les transports, ou toutes les sorties mais je vous parlerai du budget dans un autre article. Si l’on revient aux frais de scolarité, vous aurez la possibilité de vous faire rembourser une partie des frais (900 dollars) grâce à la RAMQ (sécurité sociale canadienne), qui a signé un partenariat avec notre caisse d’assurance maladie. Attention, cela ne vaut évidemment que pour les étudiants, je ne connais pas le droit des PVTistes (ceux qui viennent ici pour se trouver un travail). De plus, le choix des cours est assez restreint vu qu’en général on vous impose deux cours obligatoires, et que ne pouvant pas prendre plus de 3 ou 4 cours dans l’ensemble (autrement c’est impossible), vous aurez la possibilité de choisir UN COURS qui vraiment vous intéresse. Pour ma part, j’ai pris le cours de Marketing. Enfin, la quantité de travail est assez impressionnante. Pour chaque heure de cours, prévoir environ six heures de travail supplémentaire. Autant vous dire que ça fait beaucoup ! Et que ça demande de l’organisation ; un dernier point, l’aspect théorique. Tout est assez centré autour de la recherche. Pourquoi ? Parce qu’on n’est pas obligés d’aller jusqu’au niveau maîtrise pour travailler au Canada. Un chargé en relations publiques, par exemple, détient un baccalauréat (=licence). En maîtrise, vous n’aurez aucune expérience professionnelle. Pas de stage, pas de mises en pratique, rien. Simplement si vous n’êtes pas en profil mémoire vous pourrez faire ce qu’on appelle une « intervention de recherche ». C’est comme un mémoire mais avec une mise en pratique afin de répondre à une problématique dans le contexte en entreprise. Personnellement, c’est le profil que j’ai choisi car je trouvais cela plus intéressant.

Quatrième point, les universités. Montréal compte quatre grandes universités : McGill et Concordia, qui sont les deux universités anglophones, et Udem (Université de Montréal) et Uqam (Université du Québec à Montréal), qui sont les deux universités francophones (je ne parle pas de Polytec’ et de HEC car je ne parle que de ce que je connais). J’ai choisi l’ESG UQAM pour leur maîtrise en marketing. Sachez-le, il y a une sorte de « battle » entre les quatre universités, que je trouve assez amusante bien que les arguments ne soient pas toujours très fondés. Ce qu’on m’a dit en arrivant, c’est qu’en gros j’avais fait un très mauvais choix en décidant d’aller à l’Uqam (j’ai entendu ce commentaire de la part d’étudiants de l’Udem). Et j’ai vite compris pourquoi. Il y a une sorte de « guéguerre » datant de la nuit des temps qui s’est installée entre les élèves de l’Uqam et les élèves de l’Udem, qui sont d’ailleurs plus critiques (je n’ai jamais entendu parler de l’Udem dans mon université), car la compétition est rude entre les deux universités francophones. Même chose entre McGill et Concordia (les deux universités anglophones). Selon les rankings, arriverait en tête McGill, puis l’Udem, puis Concordia, et en tête de liste, l’Uqam, qui est considérée comme « la plus mauvaise université », ou du moins la moins bonne. Personnellement, je ne trouve pas que ces rankings reflètent la réalité. Il s’agit en fait de classements qui ne prennent en compte que quelques critères, et oublient que le plus important reste que tout dépend de la formation qui vous intéresse. J’ai eu la chance de rencontrer des professeurs plus que passionnants au sein de l’ESG (Ecole des Sciences de la Gestion), dans laquelle fais ma maîtrise, avec des cours en communication-marketing, gestion de la marque, comportement du consommateur, stratégies, analyses multivariées, etc. Donc encore une fois, ne vous fiez pas à ce que vous pouvez lire (ou entendre) mais renseignez-vous plutôt sur la formation qui vous intéresse, et où celle-ci est dispensée, et si ça vaut le coup (ou non !) de la suivre dans cette université. A déterminer aussi si c’est plus avantageux pour vous d’étudier en français ou en anglais, même s’il faut mettre le prix (Concordia et McGill coûtent deux fois plus cher). Enfin, je dirais que le campus de l’Udem (que j’ai visité) est excentré mais très agréable, bordant l’arrière du Mont-Royal, vous vous croirez à la fois dans la nature et dans une vraie université canadienne, avec campus et matchs de hockey, alors que le campus de l’Uqam (ou ESG) est exactement à l’opposé, c’est un vrai labyrinthe en plein centre-ville (très pratique lorsqu’on veut sortir). Il compte parmi le réseau le plus développé de souterrains à Montréal (ce qui en hiver est bien pratique). Même chose pour les campus de Concordia et de McGill, qui sont situés eux aussi dans une autre partie du centre …

Published by artyfixe

29 years old copywriter and content creator in Montreal, Canada Travels Food Photography IG: @arty_fixe

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