Design a site like this with WordPress.com
Get started

Mon ressenti sur ce printemps particulier (Mars-Avril-Mai 2020 à Montréal) 🇨🇦

Bonjour à tous et à toutes ! J’espère que vous allez bien. Cela fait un moment que je n’ai pas écrit sur le blog. Aujourd’hui, je profite d’une période de relâche dans ma vie pour prendre le temps de vous raconter tout ce qu’il s’est passé. D’abord une grande nouvelle, mais j’ai terminé hier de remplir tous les papiers pour ma demande de renouvellement de visa (permis d’études) jusqu’à décembre 2020. Maintenant, il ne me reste plus qu’à attendre des nouvelles de la part du gouvernement canadien concernant les données biométriques, étant donné que je n’avais pas eu à les fournir quand j’avais postulé en juillet 2018 pour mon premier permis d’études. Les délais sont rallongés en ce moment étant donné la situation actuelle avec les mesures de distanciation sociale au Québec, mais je reste confiant et j’espère pouvoir vous revenir bientôt avec des bonnes nouvelles et que les démarches à suivre par la suite ne seront pas (trop) compliquées. Je termine mon stage à la fin août 2020, j’espère pouvoir remettre mon rapport de recherche début septembre, et ensuite ce sera le temps des corrections qui je l’espère ne seront pas trop longues non plus et puis enfin le précieux sésame (le diplôme de Msc!) pour la fin décembre 2020 si tout se passe comme je l’ai prévu. À savoir que je ne sais pas encore ce que je prévois par la suite (après décembre 2020), si j’aurai alors mon diplôme pour prétendre à un permis de travail post-diplôme ou si je rentre en Europe après deux ans et demi de vie au Canada, tout cela reste pour l’instant encore un peu flou.

Voilà pour les grandes nouvelles. J’ai conscience que l’on s’éloigne un peu du format « article de blog voyage » mais ce sont des démarches et des avancées que j’avais envie de partager avec vous. Parler un peu plus de mon expérience ici au Québec. Étant donné que tout a été un peu ralenti à l’échelle internationale, je pense que je n’ai malheureusement pas grand chose à vous partager niveau voyages. Dans tous les cas, je prendrai quand même le temps de vous partager les photos d’une petite expédition que j’ai faite dans la région de Charlevoix récemment, magnifique région avec des coins vraiment surprenants et qui en valent le détour. Toutefois, je tenais tout d’abord à vous en dire plus sur ma situation concernant les impacts de la Covid 19 depuis mi-mars 2020. J’ai terminé mes derniers cours fin avril comme prévu, tout en ligne et en remettant tous mes rendus par écrit (je me suis même enregistré sur une plateforme pour faire une présentation orale depuis chez moi). Fin avril j’ai donc débuté mon stage (qui devait débuter en mai à l’origine), mais que j ai avancé au 27 avril étant donné que je devais retourner en France et que finalement je ne suis jamais parti. Je n’ai jamais réussi à échanger ou à me faire rembourser mes billets d’avion (c’est toujours en cours mais je continue de faire avancer les démarches). La difficulté est que j’avais pris des billets d’avion Corsair Montréal-Paris (aller-retour) avec la plateforme Gotogate. Les deux compagnies rejettent la responsabilité l’une sur l’autre et quand j’essaie de communiquer avec Gotogate la communication est automatiquement coupée. C’était la première fois que je prenais mon billet d’avion via une plateforme qui permet d’obtenir les billets moins chers, mais je déconseille vraiment cette méthode même si vous allez faire quelques économies sur le billet d’avion, vous n’aurez aucune garantie ni aucune assurance en cas d’annulation ou de problème de la part de la compagnie.

L’autre grand changement est que je ne suis pas rémunéré pour mon stage. Je devais être rémunéré pour ce stage de 18 heures par semaine qui devait avoir lieu de début mai à mi-octobre. L’organisme voulait tout d’abord annuler le stage à cause des impacts économiques liés au Covid (à la Covid au Québec). J’ai donc négocié avec eux pour ne pas perdre mon contrat et pour valider mon diplôme à la fin. Le point positif est que j’ai commencé plus tôt, que je fais tout en télétravail et que les horaires sont assez souples et flexibles donc qu’ils procurent plus d’indépendance, que j’ai négocié avec mon université pour le terminer plus tôt (fin août au lieu de mi-octobre). Le point négatif est que bien sûr je dois piocher dans mes économies personnelles pour continuer de vivre ici sans rémunération. Enfin, je n’ai eu le droit à aucune aide, en tant qu’étudiant étranger, de la part de mon programme ou du gouvernement canadien.

Le troisième point est que, même si j’ai conscience que cela sonne un peu dramatique, je me suis rendu compte de qui étaient réellement mes ami.e.s. Cela peut être aussi vu comme un point positif! C’est fou comme l’éloignement se fait davantage ressentir avec la distance. Ou parfois c’était simplement qu’on ne se donnait plus de nouvelles. Au Canada la situation était un peu différente qu’en France, c’est-à-dire que nous étions aussi en confinement comme en France mais sans devoir montrer des autorisations de sortie. Sur le papier c’était différent mais dans le quotidien cela revenait exactement au même, étant donné que nous évitions au maximum de sortir (les deux premières semaines nous sommes sortis une ou deux fois pour aller faire les courses). À Montréal (qui était et reste le point culminant de la maladie au Québec), la possibilité d’avoir un masque était très limitée au départ. Les gens faisaient avec ce qu’ils pouvaient. Moi c’est ma mère qui a fini par m’envoyer des masques en tissu depuis la France. Aujourd’hui, des masques ou « couvre-visages » sont mis en vente à la pharmacie, mais restent assez chers je crois. Enfin, le retour « à la normale » a eu lieu un peu plus tard qu’en France, vers début juin, et aujourd’hui les compagnies rouvrent petit à peu mais tout reviendra à la normale début septembre normalement. Au Québec on parle de « déconfinement progressif ».

Honnêtement, je dois vous avouer que je pense que je serais rentré en France sans mon copain à mes côtés. J’aurais pris le premier avion à la mi-mars pour repartir. Je le remercie d’être resté à mes côtés tous les jours, dans les épreuves comme dans les moments plus joyeux. Ce qui a été dur pour moi n’a pas tellement été de rester confiné au départ mais plutôt cet enchaînement de mauvaises nouvelles qui allaient avec. Et puis bien sûr il faut toujours faire avec, rester fort, montrer une image positive, alors que tout s’effondre. J’ai conscience que cette expérience est mon expérience personnelle mais qu’elle a dû arriver à bien d’autres, et je sais que certains d’entre vous ont même vécu bien pire. Aucun de mes proches ou de mes ami.e.s n’a été touché par la maladie par exemple et je suis reconnaissant pour ça. Toutefois, il y avait des jours où je me sentais gris, lourd, comme si rien ne pouvait me redonner le sourire et me remonter le moral. L’hiver avait déjà été assez long (et parfois solitaire), mais je dois dire que j’ai préféré cette expérience à ce qu’il s’est passé par la suite. Et je dirais que ce qui a été le plus dur, ça a été la distance avec mes proches, avec les membres de ma famille, et le détachement que je ressentais quand j’en parlais à certain.e.s. 

Aujourd’hui la situation est différente. Il ne me reste que deux mois de stage. Je compte profiter de l’été pour découvrir le Québec (il y a tellement de coins que je ne connais toujours pas même après presque deux ans de vie ici). Je rêve de voir la région du Saguenay Lac-Saint-Jean et de la Gaspésie. Je sais que le plus dur est passé, pour moi et pour bien d’autres. Je me réjouis quand même de voir la fin de ma maîtrise et bientôt la liberté et la joie que procurent l’obtention d’un diplôme. Je n’aurai plus l’impression d’être « enfermé » dans ma vie et je pourrai décider de ce que je veux et de l’endroit où je veux vivre en tout état de cause, et sans me soucier de l’avis ou du regard des autres (j’ai été pendant trop longtemps influencé). Aujourd’hui c’est moi qui prends mes décisions et qui décide de ce qui sera utile à mon bonheur. Cela semble très individualiste, mais je pense que c’est bien parfois de savoir s’écouter. Ci-joint en dessous quelques photos de la région de Charlevoix et de la baie Saint-Paul, que je vous conseille de découvrir si vous êtes actuellement au Québec. En attendant, je vous souhaite le meilleur, du fond du coeur vraiment. Affectueusement. Votre dévoué arty_fixe.

Ps : Ceci est un témoignage personnel. Il fait part de ma vision des choses, et de mon ressenti. Il ne constitue en aucun cas une réalité. Il s’agit de ma réalité et de mon expérience vécue.

Advertisement

Published by artyfixe

29 years old copywriter and content creator in Montreal, Canada Travels Food Photography IG: @arty_fixe

3 thoughts on “Mon ressenti sur ce printemps particulier (Mars-Avril-Mai 2020 à Montréal) 🇨🇦

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out /  Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out /  Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out /  Change )

Connecting to %s

%d bloggers like this: