Deux ans de vie au Québec : Comment cela se passe ? (Two years living in Quebec : How is it going ?)

Aujourd’hui est un jour spécial car cela fait maintenant un peu plus de deux ans que j’ai posé mes valises au Canada pour la toute première fois (le 31 août 2018 pour être exact). L’occasion pour moi de faire un bilan sur ces deux dernières années qui ont passé plutôt vite malgré tout, et aussi de vous partager mon expérience. Je trouve ça important de faire le point, et de pouvoir réfléchir à tout ce qu’il s’est passé pour moi en deux ans. J’aborderai de nombreux points comme l’appartement, les études ou le fonctionnement de la maîtrise au Québec, et je vous parlerai également des difficutés que l’on peut rencontrer à l’étranger lorsqu’on part y faire ses études. Si cet article est trop long, je pense que je le diviserai en deux parties (et puis aussi parce que cela permet de maintenir l’intérêt du lecteur ce qui est mon but avant tout !).

Hello everyone! Today is a special day because it has been now a little bit more than two years since I first arrived in Canada (on the 31st of August 2018!). This is an opportunity for me to reflect on the last two years, which have gone by very quickly, and also to tell you more about my own experience. I think it is important to be able to reflect on everything that has happened to me in two years (sounds very dramatic but this article will also be a lot of fun). As this article will (I hope) be quite detailed (and therefore developed), I have decided to divide it into different chapter structures to help you see more clearly and find your way easily.

I – L’ARRIVÉE DANS UN PAYS ÉTRANGER – ARRIVING IN A FOREIGN COUNTRY

Il y a tellement de choses auxquelles tu dois penser en même temps lorsque tu arrives dans un pays étranger (et qui ne fait pas partie de l’Union Européenne), et tu peux te sentir très vite un petit peu dépassé(e). Si tu es chanceux(se) tu auras trouvé l’appartement qui te convient avant d’arriver, ce qui ne fut pas mon cas malheureusement. Ayant fait des visites par Skype depuis la France au cours des deux dernières semaines avant mon départ, je n’ai pas trouvé la perle rare que je cherchais et j’ai donc pris la première colocation qui est passée sans toutefois vraiment payer attention ni à l’appart ni à son emplacement dans Montréal. Très mauvais plan je dirais! J’ai changé d’appartement au bout de deux semaines, je vous épargne les détails mais il y avait plein de points qui faisaient que je ne pouvais pas rester vivre là-bas. Ensuite bien sûr, il y a toute la partie administrative. Alors si tu as réussi à arriver au Canada sain et sauf cela veut dire que tout est bon pour toi au niveau des papiers, mais il te reste tout de même quelques formalités comme le NAS pour travailler par exemple ou bien la RAMQ (Régie de l’assurance maladie du Québec). Enfin, s’ajoutent à cela le début des cours si comme moi tu es étudiant.e car je suis venu ici pour effectuer l’ensemble de ma maîtrise en marketing, le paiement des frais de scolarité avant le 14 septembre, l’installation, les courses, etc., se repérer dans la ville, prendre un forfait de téléphone, se faire des amis ou du moins des « connaissances ». Pas facile tout ça mais il ne faut pas baisser les bras même si cela paraît insurmontable sur le moment. Cela prend un peu de temps mais soyez indulgent avec vous-mêmes. You made it to Canada ! Enfin, si comme moi vous êtes de nature plutôt anxieuse, sachez vous repérer avec une petit liste qui vous aidera à y voir plus clair et à ne vous sentir surchargé(e) par l’émotion et par la distance. Et surtout, rappelez vous sans cesse : je vis une expérience, une aventure hors du commun, tout n’a pas besoin d’être parfait dès les premiers jours et c’est inutile de se comparer aux autres, il faut se considérer chanceux(se) d’être là et il faut vivre ça à sa manière.

Petit conseil : quand tu viens d’arriver dans un nouveau pays, toute opportunité est bonne à prendre pour se faire plaisir ! Comme tu es là et que rien n’est simple comme avant, concentre toi uniquement sur ce qui te plaît et te fait plaisir, ouvre toi aux autres et n’hésite pas à aller parler à des inconnus surtout au Québec où les gens sont plutôt gentils assez faciles d’approche, et puis voilà, tout ira bien normalement !

There are so many things you have to think about at the same time when you arrive in a foreign country (that is not part of the European Union) and you can feel a little overwhelmed very quickly. If you are lucky enough you will have already found the right apartment before you arrive, which unfortunately was not the case for me. Having made some appartment visits by Skype from France during the last two weeks before my departure, I didn’t find the one I was looking for and so I took the first one which worked for me without really paying attention to the apartment or its location in Montreal. Very bad plan I would say! I moved out two weeks later; I’ll spare you the details but there were a lot of things that made it impossible for me to stay in the first one. Then, of course, there is the whole administrative part. So if you managed to arrive in Canada safe and sound it means that everything is good in terms of your papers, but there are still some formalities like the SIN to work out for example or the RAMQ (Quebec Health Insurance Plan). Finally, there is also the start of classes three days after my arrival because I came here to complete my Master’s degree in marketing, pay my tuition fees before September 14th, settle in, run errands, etc., get my bearings in the city, get a phone plan (it’s actually more expensive in Canada), make friends or at least “acquaintances”. It’s not easy, but don’t give up even if it seems insurmountable at the time, it just takes a little time, that’s all, but be indulgent with yourself. You made it to Canada! Finally, if, like me, you are of a rather anxious nature, know how to find your way around with a little list that will help you see more clearly and not feel overwhelmed by emotion and distance. And above all, always remember: you are living an experience, an adventure as you want, everything doesn’t have to be perfect from the very first days and then it’s useless to compare yourself to others, just consider yourself lucky to be there and live it your way, there’s no such thing as the perfect expatriate experience!

Little advice: when you have just arrived in a new country, any opportunity is good to take to have some fun! Since you are here and nothing is as simple as it used to be, just concentrate on what you like and what pleases you, open yourself to others and don’t hesitate to talk to strangers, especially in Quebec where people are quite easy to approach, and then voilà, everything will be fine normally!

II- L’UNIVERSITÉ

Alors, je dois dire, cela a fait partie des « coups durs » de mon expérience dès les premiers jours : l’université. Je ne sais pas comment le dire en employant les bons mots sans que cela paraisse bizarre, mais je ne m’y suis pas senti à ma place dès les premiers jours de cours en quelque sorte, je sentais que quelque chose clochait. Etait-ce les gens en cours avec moi, était-ce le programme ? Je ne sais pas encore aujourd’hui. Je pense que le fait d’être loin et de ne pas pouvoir rentrer chez moi et en parler à mes proches n’a pas aidé non plus. J’étais venu pour un programme qui ne me plaisait pas du tout et que j’abordais avec beaucoup d’appréhension, surtout au tout début des cours. 

Cela s’est beaucoup mieux passé pour moi la deuxième année. Tout d’abord parce que j’ai fait le choix de revenir (j’avais pensé terminer mon master en 2ème année dans le sud de la France pendant un temps). Deuxièmement parce que j’ai beaucoup plus apprécié le contenu de mes cours, surtout au second semestre (j’ai eu un super bon cours de communication marketing à l’hiver). Enfin, j’étais content de pouvoir terminer les cours à la maison (oui je sais qu’il ne faut pas dire ça!).

Mais voilà pour conclure, je n’ai jamais réussi à m’intégrer dans mon programme. J’ai toutefois participé à la formation « Accélérateur de croissance » de l’ESG + qui m’a permis de rencontrer plus de monde et d’autres personnes en dehors des cours, ce renouveau à partir du mois de janvier 2020 m’a fait beaucoup de bien (même si tout s’est arrêté à la mi-mars). Nous avons tout de même pu finir la formation tous en ligne, et comme disent les Québécois, c’était bien l’fun.

So, I must say, this was one of the “hard knocks” of my experience from the very first days: University. I don’t know how to say it in the right words without it sounding weird, but I didn’t feel like I belonged there from the very first days of classes, so somehow I felt that something was wrong. Was it the people in class with me, was it the program? I’m not sure yet. I don’t think being away and not being able to go home and talk to my family didn’t help either. I had come for a program that I didn’t like at all and that I approached with a lot of apprehension, especially at the very beginning of the classes. 

It went much better for me in the second year. First of all because I made the choice to come back (I had thought of finishing my master’s degree in the second year in France for a while). Secondly because I enjoyed the content of my courses much more, especially in the second semester (I had a great marketing communication course in the winter). Finally, I was happy to be able to finish the courses at home (yes, I know I shouldn’t say that!).

But in conclusion, I never managed to fit into my program. However, I did participate in the ESG + “Growth Accelerator” training, which allowed me to meet more people and other people outside of my program, and this renewal starting in January did me a lot of good (even though it all stopped in mid-March). We were still able to finish the training all online, and it was fun.

III – LA MAÎTRISE CANADIENNE / THE CANADIAN MASTER

Ce qu’il faut savoir à propos de la maîtrise canadienne, et notamment sur la Msc. en particulier, c’est que c’est un engagement émotionnel et intellectuel sur deux ans (ou plus), et plus difficile qu’un master en France où au bout de deux ans le programme se termine avec approbation ou non-validation du jury. Non ici, la maîtrise, c’est autre chose. Premièrement, il est quasiment impossible de cumuler des expériences professionnelles lors du programme, et j’ai dû me battre pour faire un stage reconnu cette année par l”université (c’est-à-dire avec des crédits ainsi qu’une convention de stage), que l’université nomme d’ailleurs « intervention de recherche » (car faire un stage approprié revient pour eux techniquement à apporter le café pendant les réunions, j’ai entendu dire de la part d’un professeur).

Enfin, même si J’ai eu beaucoup de chance de trouver une fantastique directrice de recherche, l’encadrement des étudiants de cycles supérieurs dans leur projet de recherche à l’université est un enjeu de telle taille qu’il en est devenu un sujet de recherche au sein de la communauté étudiante (comité des élèves, associations). L’ESG ne fournit en effet aucun document d’approbation de recherche qui stipulerait et imposerait des obligations et des droits à l’élève et à son professeur de recherche. J’ai changé de directeur de recherche en cours de route car c’était comme si ce dernier faisait exprès de ne pas me répondre et les rares fois où c’était le cas il restait toujours vague, dans le flou. Quand vous pensez à la somme que vous versez à l’université à chaque semestre, je peux comprendre que cela peut mettre le couteau en travers de la gorge pour certain.e.s d’entre nous !

What you need to know about the Canadian master’s degree, and the Msc. in particular, is that it is an emotional and intellectual commitment over two years (or more), and more than a master’s degree in France where at the end of two years the program ends with jury approval or non-validation. Not here, the master’s degree is something else. First of all, it is difficult to accumulate professional experience during the program, and I had to fight to do a recognized internship this year within the program, which the university calls “research intervention” (because doing an appropriate internship is technically the same as bringing coffee during meetings I heard from a professor).

Finally, even though I was very lucky to find a fantastic research director, the supervision of graduate students in their research project at the university is such a big issue that it has become a research topic within the student community (student committee, associations). Indeed, the ESG does not provide any research approval document that would stipulate and impose obligations and rights on the student and their research professor. I changed my research director along the way because it was as if he was deliberately not answering me and the rare times when he did, it was as if he was always vague and unclear. When you think about how much you pay the university each semester, I can understand that it can put the knife through the throat for some people.

IV – LA NOURRITURE / FOOD

Un autre chapitre. Quand je suis arrivé au Canada, j’ai mis du temps à trouver mes repères et au départ je ne faisais presque plus les courses! Je me contentais de manger des trucs sur le pouce car je ne voulais pas cuisiner. Dans les supermarchés, j’avais l’impression de perdre du temps car je n’arrivais pas à me familiariser avec aucune des marques et de leurs produits. On parle de valeur d’attachement à la marque en marketing. Ben là disons que cet attachement à la marque n’y était pas car je n’avais aucun de mes repères. Une fois je me suis retrouvé dans une épicerie française et quand j’ai vu les prix affichés pour des produits de base « made in France », je n’arrivais pas à y croire. Entretemps j’ai réussi à me familiariser avec les différents produits et je suis passé par pratiquement tous les épiciers de la région, de Métro à IGA la première année à ma période Rachel Berry (qui a failli brûler l’intégralité de mon budget nourriture !), et puis j’ai fini par découvrir Maxi grâce à mes colocataires et là j’ai trouvé ma méthode en achetant les produits de base chez eux et en gardant le reste du budget pour me faire plaisir. En dehors des épiceries / supermarchés sachez que vous ne serez pas à cours d’idées pour trouver des bonnes adresses pour bien manger et pas trop cher à Montréal, et des cuisines qui viennent des quatre coins du monde (envoie moi un message si tu veux que je publie un article sur mes adresses foodies sur la ville).

When I arrived in Canada, it took me a long time to get used to things here and at the beginning I hardly ever went shopping anymore! I just ate things on the run because I didn’t want to cook. In the supermarkets I felt like I was wasting time because I couldn’t get familiar with any of the brands and their products. This is the value of brand attachment in marketing. Well, let’s just say that this attachment to the brand wasn’t there because I didn’t have any of my habits yet. Once I found myself in a French grocery store and when I saw the prices displayed for basic products “made in France” I could not believe it. In the meantime I managed to familiarize myself with the different products and I went through almost every grocery store in the area, from Métro to IGA the first year to my Rachel Berry period which almost burned through my entire food shopping budget and then I finally discovered Maxi thanks to my roommates and there I found my method by buying the basic products there and keeping the rest of the budget to please myself. Outside of grocery stores / supermarkets know that you won’t run out of ideas to find good addresses to eat well and not too expensive in Montreal, and cuisines that come from all over the world (send me a message if you want me to publish an article about my foodie addresses in the city).

V- L’APPARTEMENT – THE APPARTMENT

J’en ai un peu parlé au début de l’article, mais le logement reste tout de même un facteur clé dans l’intégration à sa nouvelle vie (je pense que ça vaut pour n’importe qui dans toutes les villes du monde). Il est donc super important de trouver le bon appartement qui vous convient. Mais ce n’est pas forcément super simple ! Je vous ai donc expliqué en début d’article que j’ai déménagé en arrivant au bout de quinze jours. Mais ce que je ne vous ai pas dit, c’est que mon second appartement (où j’ai vécu l’année dernière pratiquement toute l’année) n’était pas non plus trop terrible. Déjà parce qu’il était bien trop sombre. De deux parce que cela se passait mal avec mes colocs et que je n’ai jamais eu l’impression de me sentir chez moi. Je me sentais déprimé alors j’essayais de passer le plus de temps en dehors de chez moi comme à la bibliothèque par exemple, gros coup de coeur pour la bibliothèque de Concordia qui a changé ma vie lorsque je l’ai découverte. Il y avait de la lumière ! Et aussi je croisais toujours des gens qui avaient l’air sympas, même si je n’ai jamais pris l’initiative de vraiment aller parler avec eux (Concordia est entièrement anglophone, et à l’époque je n’avais pas le courage de parler anglais). Mais quand la neige est venue lors du premier hiver, les choses se sont dégradées et j’ai fini par faire un zona à cause du stress, ou disons une grosse réaction allergique sur ma peau. Je détestais la neige et donc j’avais tendance à rester dans ma chambre et à attendre que les journées passent. Un peu plus tard en février 2019 (six mois après mon arrivée si tu calcules bien !), tout a changé lorsque j’ai rencontré mon copain avec lequel je suis toujours depuis maintenant un an et demi. Il m’a fait découvrir la ville, m’a montré tellement d’endroits insolites et m’a redonné le sourire. J’en ai presque oublié que je me sentais si mal dans la vie depuis quelques mois. Fin mai 2019, j’ai quitté ma coloc et je suis venu m’installer chez lui. Ca ne devait être que temporaire à l’époque car je ne savais pas si je pouvais mentalement repartir pour une année de plus. J’avais envoyé mes demandes d’inscription pour d’autres universités en Europe, en master 2 surtout. Mais pour en revenir à nos moutons, vivre avec lui a été comme un nouveau souffle. Vivre avec lui m’a tout de suite fait beaucoup de bien au moral. Ça a été moins évident quand mon copain est rentré voir sa famille en Colombie-Britannique, et que j’ai du passer mes derniers jours tout seul sur Montréal. Cela ne m’a pas empêché de prendre une décision l’été dernier, quand j’ai décidé de revenir au Canada pour une seconde année consécutive. Même si j’étais parti au départ pour deux années, je m’étais répété que je ne reviendrais pas toute l’année pour une année de plus. Mais ce jour-là, j’étais à Londres chez ma meilleure amie, et je me suis dit que je n’avais pas envie de vivre une relation à longue distance, en tout cas pas que je n’étais pas prêt pour cette année. Je m’en souviens comme si c’était hier. Quand je suis revenu l’année dernière, nous avons décidé que son appartement deviendrait notre appartement. Quant à l’université, quand les gens de ma promo m’ont revu, certains ont bien réagi et ont été juste adorables, d’autres ne m’ont pas vraiment adressé la parole mais en fait cela ne changeait pas vraiment de la première année donc je n’y ai pas accordé trop d’importance. Aujourd’hui, j’aime notre quartier mais j’aimerais bien trouver quelque chose dans un quartier un peu plus animé que là où nous sommes, comme autour de Verdun ou bien plus à l’est sur le Plateau ou ses alentours.

I talked a bit about it at the beginning of the article, but finiding the good place is still a key issue in integrating into one’s new life (I think this is true for anyone in any city in the world). So I explained at the beginning of the article that I moved out when I arrived after two weeks. But what I did not tell you is that my second apartment (where I lived last year for most of the year) wasn’t the best neither. First because it was much too dark. Second because it was not going well with my roommates and I never felt at home. I felt quite depressed to be honest, I never felt like staying at home and I tried to spend my time outside of my house like in the library, a big favorite of mine for the Concordia library that changed my life when I discovered it. There was light! And also I always met people who seemed nice, even if I never took the initiative to really go and talk with them (Concordia is entirely English-speaking, and at the time I didn’t have the courage to speak English). But when the snow came during the first winter, things got worse and I ended up getting shingles from stress, or let’s say a big allergic reaction on my skin. I stayed home and I didn’t want to go out anymore, I only went out to go to school. I hated the snow so I tended to lock myself inside even more. A little later in February 2019, everything changed when I met my current boyfriend who I’ve been with for a year and a half now. He introduced me to the city, made me discover it and gave me back my smile. I almost forgot that I felt so bad about life before. At the end of May 2019, I left my roommates and came to live with him. It was only supposed to be temporary at the time because I didn’t know if I could mentally go for another year in Canada. I had sent my applications to other universities in Europe, especially in Master 2. But to come back to our story, living with him was like a new lease of life. I breathed again. I immediately felt good living with him. I enjoyed it so much that last summer (end of July 2019) I decided to come back to Canada for a second consecutive year. Even though I had originally left for two, I kept telling myself that I wouldn’t come back for the whole year in my head. I still remember when I decided to tell him it was okay I was coming back. I was in London at my best friend’s house, we’d had a few drinks and were singing in one of the city’s parks, and I told myself that I didn’t want to be in a long-distance relationship, at least not for this year again because our past relationship together would have been too short. When I came back last year, we decided that his apartment would become our apartment. As for the University, when the people in my class saw me again, some of them reacted well and were adorable, others didn’t really talk to me but in fact it wasn’t really different from the first year so I didn’t really care too much. Today, I love our neighbourhood but if I had to choose, I would like something in a neighbourhood that is a little more lively than where we are, like around Verdun or much further east on the Plateau or its surroundings.

VI – DIFFICULTES RENCONTREES – DIFFICULTIES ENCOUNTERED

Alors, je ne vais pas vous mentir, des difficultés, il y en a eu plein. Tout d’abord, en dehors des difficultés au niveau administratif, il y a eu les premières hésitations lors de mon arrivée à Montréal, à savoir de me demander tout simplement ce que je faisais là. Honnêtement, c’était pratiquement tous les jours que je me posais cette question et cela en devenait presque fatiguant à la fin car je n’étais jamais connecté au moment présent et me concentrais plus sur cet aspect là plutôt que de découvrir la ville. Tout en sachant que j’avais été accepté dans différents masters en Europe (en France et en Belgique mais le mot Europe fait plus classe!), je me demandais si le choix de venir étudier à Montréal était finalement la bonne décision, surtout tenant compte des difficultés rencontrées lors des débuts de la maîtrise. Et puis, il y a le mal du pays aussi. Parfois la France ou tes amis ou ta famille te manquent et tu ne peux pas vraiment y faire grand chose. Et ce n’est pas forcément facile de discuter à n’importe quelle heure sur What’s app. Enfin, l’intégration au pays d’accueil : certes le Québec est francophone, mais c’est très différent de la France sur de nombreux aspects ! C’est aussi différent du reste du Canada (enfin de l’image que tel que je me l’étais conçu dans ma tête). Toute la partie soins de santé est assez particulière : se retrouver des heures à l’hôpital en plein de mois de janvier pour des problèmes de peau n’est pas la partie la plus fun. Enfin, il y a toute l’aspect administratif avec l’université. Il leur faut toujours un papier, il faut payer les frais du semestre au jour près sinon ils ajoutent des frais supplémentaires, demander une attestation de scolarité coûte 15$. Plein de tracas que l’on ne rencontre pas forcément lorsqu’on étudie dans une université en France ! Enfin, la partie plus personnelle, je trouve qu’il est difficile de tisser de vrais liens avec ses camarades de cours, car au Canada tout le monde reste assez occupés en permanence et ce n’est pas forcément évident d’organiser des activités en plein hiver. Heureusement que j’ai rencontré d’autres personnes par des amis ou par mes colocataires sauf que l’on ne restait qu’entre Français, ce qui pour une expérience aussi exceptionnelle à l’étranger reste un peu dommage. Les papiers à renouveller en fin de permis d’études provoquent également une situation stressante, lorsque tu passes en statut implicite et que tu ne peux quitter le pays au risque de ne plus pouvoir revenir sur le territoire par la suite. Évidemment, les choses ne se sont pas arrangées avec le covid 19, et l’université canadienne ne prévoit aucun droit pour les étudiants si leur stage est annulé par exemple, vu qu’ici la stage n’est que facultatif en maîtrise et que l’entreprise n’est pas obligé de rémunérer l’étudiant.

So, I’m not going to lie to you, there have been many difficulties. First of all, apart from the difficulties at the administrative level, there were the first hesitations during the first year, namely to ask myself what I was doing here. Honestly, it was practically every day that I asked myself that question! Knowing that I had been accepted in different Masters in Europe (in France and Belgium, but Europe is a more classy word!), I wondered if coming to study in Montreal was the right decision, especially considering the difficulties encountered in the early stages of the Master’s program. And then, there’s homesickness too. Sometimes you miss France or your friends and family and there’s not much you can do about it. And it’s not always easy to chat at any time on What’s app. Finally, the whole health care part is pretty special here in Quebec: being in the hospital for hours in the middle of January with skin problems is not the most fun part. Finally, there’s the whole administrative part with the university. They always need a paper, and you have to pay the semester fees by the day otherwise they add extra fees, asking for a tuition certificate costs 15$. A lot of hassles that you don’t necessarily encounter when you study at a university in France! Finally, the most personal part, but it is difficult to build real relationships with your classmates or anyone else, because in Canada everyone is pretty busy all the time and it is not necessarily easy to organize activities in the middle of winter. Luckily, through friends or my roommates for example I met other people, except that we only stayed among French people, which for such an exceptional experience abroad remains a bit of a shame. The papers to be renewed at the end of the study permit is also very stressful, when you go into implied status and you can’t leave the country at the risk of not being able to come back. Of course, things have not improved with covid 19, and the Canadian university doesn’t provide any rights for students if their internship is cancelled, for example, since here the internship is only optional in the master’s program and the company is not obliged to pay the student.

Et voilà pour la première partie de cet article ! On se retrouve la semaine prochaine pour que je vous livre la deuxième partie de mes aventures ! Votre dévoué @artyfixe

And that’s the first part of this article! See you next week for the second part of my adventures! Yours sincerely, @artyfixe

Published by artyfixe

29 years old copywriter and content creator in Montreal, Canada Travels Food Photography IG: @arty_fixe

9 thoughts on “Deux ans de vie au Québec : Comment cela se passe ? (Two years living in Quebec : How is it going ?)

  1. Cette partie de ton article 😍 : “Un peu plus tard en février 2019, tout a changé lorsque j’ai rencontré mon copain avec lequel je suis toujours depuis maintenant un an et demi. Il m’a fait découvrir la ville, m’a montré tellement d’endroits insolites et m’a redonné le sourire. J’en ai presque oublié que je me sentais si mal dans la vie depuis quelques mois.”

    Like

  2. Hellooo, c’est un article très intéressant. Je ne connais pas du tout le Québec et je n’aurai pas imaginer que c’était si dur de s’y intégrer. En tout cas, tu as bien fait de persévérer. Je te souhaite une bonne continuation 🙂

    Like

    1. Hello à toi et merci pour ton commentaire ! C’est effectivement assez difficile, mais évidemment ce n’est que mon ressenti personnel, et mon expérience. Mais je pense que c’est possible avec beaucoup de volonté et surtout cela se fait avec le temps j’imagine ! Cela doit être aussi plus facile dans un contexte professionnel qu’universitaire … En tout cas j’espère que l’article t’a plus et merci encore je te souhaite également le meilleur pour la suite 🙂

      Liked by 1 person

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out /  Change )

Google photo

You are commenting using your Google account. Log Out /  Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out /  Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out /  Change )

Connecting to %s

Create your website with WordPress.com
Get started
%d bloggers like this: