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La vie d’expatriĂ© en dehors de la France – Expat life outside of France đŸ‡«đŸ‡· đŸ‡šđŸ‡Š

Bonjour Ă  tous et Ă  toutes ! J’ai rĂ©cemment Ă©coutĂ© un Ă©pisode de mon podcast prĂ©fĂ©rĂ© French Expat Le Podcast qui m’a fait beaucoup rĂ©flĂ©chir (clique ici pour avoir le lien de l’épisode en question). C’était un Ă©pisode sur la notion d’expatriĂ© en dehors de la France, et pourquoi ce terme a souvent une connotation assez pĂ©jorative au sein de la communautĂ© d’expatriĂ©s française. J’ai trouvĂ© l’épisode super intĂ©ressant et j’ai vu qu’il Ă©tait super bien argumentĂ© (avec des sources), donc je suis allĂ© un peu lire les diffĂ©rents articles et j’ai dĂ©cidĂ© de vous Ă©crire mon ressenti par rapport Ă  tout ça. J’en profiterai pour vous faire un petit bilan de ma vie d’expatriĂ© annĂ©es 1 et 2 et 3 au Canada, moitiĂ© de la troisiĂšme annĂ©e en Belgique, puis une moitiĂ© de quatriĂšme annĂ©e de retour ici au QuĂ©bec.

Hello everyone! I recently listened to an episode of my favourite podcast French Expat Le Podcast that made me think a lot (click here to get the link to the episode in question but it’s in French). It was an episode about the notion of expat outside of France, and why that term often has a rather pejorative connotation within the French expat community. I found the episode very interesting and I saw that it was very well argued (with sources), so I went and read the different articles and I decided to write to you my feelings about it all. I will take the opportunity to give you a little review of my expatriate life years 1 and 2 and 3 in Canada, half of the third year in Belgium, and half of the fourth year back here in Quebec.

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Partie 1 : Analyse de donnĂ©es (et d’articles) – Part 1: Data (and article) analysis

Tout d’abord, dans un article de l’Express « Pourquoi les Blancs sont des “ expats “ et les autres des “ immigrĂ©s “ », le journaliste Victor Garcia se demande si l’on devrait arrĂȘter d’utiliser le terme “ expatriĂ© “ au profit du terme “ immigrĂ© “. Cette question avait dĂ©jĂ  Ă©tĂ© mentionnĂ©e dans un article du Guardian dont le lien est se trouve tout en bas dans l’article. La distinction entre expatriĂ©s et immigrĂ©s serait en fait Ă  la base une distinction raciste (si les gens partout dans le monde sont des immigrĂ©s quand ils partent vivre ailleurs, les Blancs ont le privilĂšge quant Ă  eux, de s’expatrier ailleurs).

First of all, in an article in the Express “Why are white people expats when the rest of us are immigrants”, the journalist Victor Garcia wonders if we should stop using the term “expatriate” in favor of the term “immigrant”. This question was already mentioned in an article in the Guardian, which I will analyze later. The distinction between expatriates and immigrants is basically a racist distinction (if people all over the world are immigrants when they go to live somewhere else, white people have the privilege to go elsewhere).

On peut alors s’interroger sur la dĂ©finition du mot « expatriĂ© ». Selon le Larousse, c’est tout d’abord une personne qui a quittĂ© son pays (pour raisons personnelles ou pour le travail). La racine du mot vient du grec – exo, en dehors de, et – patrida, le pays. Toute personne qui quitte son pays pour aller travailler et vivre dans un autre pays est donc bien un expatriĂ©, par opposition au « touriste », qui lui est en vacances et dont la durĂ©e du sĂ©jour sera gĂ©nĂ©ralement beaucoup plus courte.

We can then wonder about the definition of the word “expatriate”. According to Larousse, it is first of all a person who has left their country (for personal reasons or for work). The root of the word comes from the Greek – exo, outside, and – patrida, the country. Any person who leaves their country to work and live in another country is therefore an expatriate, as opposed to a “tourist”, who is on vacation and whose stay is generally much shorter.

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Cependant, un article de Slate.fr Ă©crit par Ingrid Falquy dĂ©finit le mot « expatriĂ© » comme reprĂ©sentant une certaine classe sociale. Pour pouvoir s’expatrier, il faut en avoir les moyens (financiers, matĂ©riels, etc). On ne peut dĂ©nier qu’il faut certaines ressources financiĂšres avant de pouvoir partir (rien que de pouvoir payer un billet d’avion ou de train par exemple). Le mot renvoie aussi Ă  certaines personnes cadres qui sont envoyĂ©es en expatriation par leur entreprise (mĂȘme si, on l’apprend dans le podcast, cette pratique se fait de moins en moins).

However, an article in Slate.fr written by Ingrid Falquy discusses the word “expatriate” as representing a certain social class. To be able to expatriate, one must have the means (financial, material, etc). We can’t deny that we need certain financial resources before being able to leave (just to be able to pay for a plane or train ticket for example). The word also refers to certain executives who are sent on expatriation by their company (even if, as we learn in the podcast, this practice is less and less common).

Toutefois, l’article de Slate.fr reconnaĂźt que « les personnes qui s’expatrient sont originaires du monde entier, et pas seulement des pays occidentaux ». Un terme trĂšs intĂ©ressant qui revient dans l’article est celui que les expatriĂ©s forment comme une « communautĂ© » un peu partout dans le monde (ou comme une grande famille). Finalement, expat ou immigrĂ©.e 
 « ne serait qu’une question de point de vue » (et sur ça je suis complĂštement d’accord). Les mots ont la valeur qu’on leur donne dans notre discours et dans notre attitude.

However, the Slate.fr article acknowledges that “expatriates come from all over the world, not just Western countries”. A very interesting term that comes up in the article is that expatriates form a “community” around the world (or a big family). Finally, an expat or immigrant … “would only be a question of point of view” (and on that I completely agree). Words have the value we give them in our speech and in our attitude.

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Selon les derniĂšres donnĂ©es fournies par le ministĂšre des Affaires Ă©trangĂšres, 2,5 millions de Français vivent Ă  l’étranger. PrĂšs de 1,8 million sont inscrits au registre des Français Ă©tablis hors de France. (source). Les principaux pays d’accueil des Français qui s’expatrient sont la Suisse, les Etats-Unis, le Royaume-Uni, la Belgique, l’Allemagne et le Canada. PrĂšs de la moitiĂ© des Français vivant Ă  l’Ă©tranger sont installĂ©s en Europe.

According to the latest data provided by the Ministry of Foreign Affairs, 2.5 million French people live abroad. Nearly 1.8 million are registered in the register of French nationals established outside France. (source). The main host countries for French expatriates are Switzerland, the United States, the United Kingdom, Belgium, Germany and Canada. Nearly half of the French people living abroad are based in Europe.

La mobilitĂ© internationale des Français se fait surtout auprĂšs d’une population plus jeune, en couple avec enfants. Les motivations de dĂ©part sont trĂšs souvent professionnelles. Un tiers des Français qui partent s’expatrier ont un niveau Ă©gal ou supĂ©rieur Ă  Bac +3 (source). Le plus gros pourcentage des Français qui vivent hors de France (50.5%) ont entre 25 et 60 ans, puis viennent les moins de 25 ans Ă  34.3%.

The international mobility of the French is mainly among a younger population, couples with children. The reasons for leaving are often professional. One third of French people who leave France have a level equal to or higher than Bac +3 (source). The largest percentage of French people living outside of France (50.5%) are between 25 and 60 years old, followed by those under 25 years old at 34.3%.

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Partie 2 : Mon ressenti personnel – Part 2 : My personal feeling about it

Mon ressenti quant Ă  moi est que je ne me suis jamais senti « expatriĂ© » ou encore moins « immigrĂ© » au Canada. Je suis venu Ă  MontrĂ©al pour la premiĂšre fois pour mes Ă©tudes, et pour ne rien vous cacher je voulais repartir dĂšs ma premiĂšre annĂ©e et finir mes Ă©tudes en France mais je suis restĂ© pour vivre avec mon copain. Puis je suis rentrĂ© en Europe l’annĂ©e derniĂšre Ă  cause de mon visa et je suis revenu m’installer ici cette annĂ©e. Je vis ici mais j’ai toujours cette impression d’ĂȘtre de passage et de ne pas vraiment appartenir Ă  la ville (je me sens toujours un peu comme un touriste ici).

As for me, I never felt like an “expatriate” or even less like an “immigrant” in Canada. I came to Montreal for the first time for my studies, and to tell you the truth I wanted to leave during my first year and finish my studies in France but I stayed to live with my boyfriend. Then I went back to Europe last year because of my visa and I came back to live here this year. I live here but I still feel like I’m just passing through and don’t really belong to the city (I feel like a tourist).

J’adore MontrĂ©al, c’est une ville vivante, sĂ©curitaire et extrĂȘmement sympathique. Pourtant, je ne me vois pas y vivre toute ma vie et je sais que viendra un jour oĂč je voudrai autre chose et c’est important pour moi d’écouter ce que je ressens et de me fixer de nouveaux objectifs. Je ne sais pas encore si je vais revenir en France ou rester au Canada, ce n’est pas encore trĂšs clair dans ma tĂȘte. Mais ce que je sais c’est que pour l’instant je ne me considĂšre pas encore comme expatriĂ© car mes valises ne sont pas jamais rangĂ©es trĂšs loin et c’est comme si j’avais encore un lien super fort avec la France et certaines personnes de mon entourage qui sont restĂ©es vivre lĂ  bas.

I love Montreal, it’s a lively, safe and extremely friendly city. However, I don’t see myself living there all my life and I know that there will come a day when I will want something else and it is important for me to listen to what I feel and to set new goals. I don’t know yet if I’m going to come back to France or stay in Canada, it’s not very clear in my head yet. But what I do know is that for the moment I don’t consider myself an expatriate yet because my suitcases are never stored very far away and it’s as if I still have a very strong link with France and some of the people around me who have stayed there.

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Je me sens comme privilĂ©giĂ© de pouvoir faire ce choix Ă©videmment. Mais j’ajouterai que le contexte est quand mĂȘme assez diffĂ©rent car un immigrĂ© pour moi est quelqu’un qui vient dans le pays avec toute sa famille. Autrement dit qui reconstruit sa vie. Donc oui ses racines et sa culture lui manquent, mais il va pouvoir la recrĂ©er et la retrouver dans son pays d’accueil grĂące Ă  sa communautĂ© et tout ça. À la diffĂ©rence, l’expatriĂ© arrive souvent seul ou en couple et donc n’a pas ces repĂšres qui font qu’il ne va pas forcĂ©ment rester ad vitam eternam dans son pays d’expatriation.

I feel privileged to be able to make this choice. But I would add that the context is quite different because an immigrant for me is someone who comes to the country with all their family. In other words, they are rebuilding their life. So yes, they miss their roots and culture, but they will be able to recreate it and find it in their host country thanks to their community and all that. The difference is that the expatriate often arrives alone or as a couple and therefore does not have these points of reference which mean that they will necessarily stay in the country of expatriation forever.

Je vois souvent ces personnes qui dĂ©mĂ©nagent et qui n’ont pas peur de se fixer de nouveaux objectifs et Ă  chaque fois, je me sens vraiment admiratif par rapport Ă  ça. Parce que oui, dĂ©mĂ©nager quelque part (en particulier Ă  l’étranger) peut crĂ©er des insĂ©curitĂ©s. On sort de sa bulle de confort et on se lance dans une vie qui est quand mĂȘme assez diffĂ©rente de ce Ă  quoi on a l’habitude. Mais c’est justement ça que je trouve intĂ©ressant. Bien sĂ»r, j’ai conscience qu’il ne faut pas fantasmer Ă  ce propos et croire qu’ailleurs tout sera beau et diffĂ©rent mais je pense que bouger quelque part reste une expĂ©rience enrichissante. Avec la pandĂ©mie qui n’en finit plus rĂ©cemment, je crois que l’on commence tous.tes Ă  rĂ©flĂ©chir sur nos vies et Ă  se demander ce que l’on attend vraiment pour la suite de notre existence. Enfin, pour de nombreux mĂ©tiers, il y a la possibilitĂ© de travailler en tĂ©lĂ©travail (ce qui Ă©videmment aide beaucoup si l’on veut aller vivre quelque part sans toutefois changer de travail Ă  chaque fois).

I also see all these people moving and not being afraid to set new goals, and I admire that. Because yes, moving somewhere (especially abroad) can create insecurities. You get out of your comfort zone and into a life that is quite different from what you’re used to. But that’s exactly what I find interesting. Of course, I am aware that we should not fantasize about this and believe that everything will be beautiful and different elsewhere. But I think that moving somewhere remains an enriching experience in any case. With the recent pandemic, I think we are all starting to reflect on our lives and asking ourselves what we really want for the rest of our lives. Finally, for many jobs, there is the possibility to work from home (which obviously helps a lot if you want to go live somewhere without changing your job every time).

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Et voilĂ , j’espĂšre que cet article vous a plu. Il est difficile de poser un regard purement objectif sur l’expatriation vu que c’est une expĂ©rience totalement personnelle et diffĂ©rente pour chacun.e Ă  mes yeux. Finalement, une expatriation n’est pas l’acte de dĂ©mĂ©nager quelque part Ă  l’étranger en lui-mĂȘme, mais plutĂŽt de s’acclimater et de comprendre les codes et les habitudes de sa nouvelle culture. Le podcast que j’écoute pose souvent la question Should I stay, or should I go? (devrais-je rester ou devrais-je partir) Ă  ses invitĂ©.es, et je pense que c’est une question que tout expat Ă©clairĂ©.e a dĂ» se poser de nombreuses fois. Et Ă  ça je n’ai Ă©videmment pas de rĂ©ponse. Si cet article t’a plu, n’hĂ©site pas Ă  le liker, le partager ou Ă  me faire un retour pour en discuter, tu peux aussi me trouver sur Instagram. À bientĂŽt pour de nouvelles aventures. Votre dĂ©vouĂ© @arty_fixe.

I hope you guys enjoyed this article, it is difficult to take a purely objective look at expatriation as it is a totally personal and different experience for everyone. In the end, an expatriation is not the act of moving somewhere abroad in itself, but rather of acclimatizing and understanding the codes and habits of one’s new culture. The podcast I listen to often asks the question “Should I stay, or should I go?” to the guests, and I think it’s a question that every enlightened expat must have asked themselves. lf many times. And to that I obviously don’t have an answer. If you liked this article, don’t hesitate to like it, share it or send me a feedback to discuss it, you can also find me on Instagram. See you soon for more adventures. Sincerely yours, @arty_fixe.

Sources

https://www.lexpress.fr/actualite/societe

http://www.slate.fr

https://www.cadreo.com

https://hbr.org/1999/03/the-right-way-to-manage-expats

https://www.vie-publique.fr

https://www.vie-publique.fr

https://www.theguardian.com

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Published by artyfixe

29 years old copywriter and content creator in Montreal, Canada Travels Food Photography IG: @arty_fixe

One thought on “La vie d’expatriĂ© en dehors de la France – Expat life outside of France đŸ‡«đŸ‡· đŸ‡šđŸ‡Š

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