Crise existentielle – Existential Crisis ⛈️

Dans certains articles, je vous écris sur des choses légères comme des recettes de cuisine ou des habitudes saines de vie. Aujourd’hui, je vous parle de crise existentielle. Je peux vous assurer que pour ceux et celles qui ne l’ont jamais encore vécu, une crise existentielle est pénible et n’a vraiment rien d’amusant. Qu’est-ce qu’une crise existentielle ? Une crise existentielle est une crise qui peut se produire au cours de la vie d’un individu. Elle correspond aux moments où les individus se demandent si leur vie a un sens, un but ou de la valeur. Ce phénomène est communément mais pas nécessairement lié à une dépression. Suis-je en dépression ? Non je ne pense pas. Mais alors pour quelle raison ma vie a si peu d’intérêt en ce moment à mes yeux ? Suis-je en manque de fun ? D’amitiés ? De voyages ? C’est ce que nous allons tenter de comprendre (et de décortiquer) dans cet article. Cela ne va pas être drôle, cela va être long et douloureux. Si tu ne te sens pas capable, sens-toi libre de zapper et de revenir me lire pour un nouvel article la semaine prochaine. Sinon, bonne lecture à tous.tes pour ceux et celles qui restent avec moi.

In some of my blog posts, I write about light-hearted things like cooking recipes for healthy living habits. Today, I am writing about existential crisis. I can assure you that for those of you who have never experienced one, an existential crisis is painful and not fun at all. What is an existential crisis? An existential crisis is a crisis that can occur during the life of an individual. It corresponds to moments when individuals question whether their life has meaning, purpose or value. This phenomenon is commonly but not necessarily linked to depression. Am I depressed? I don’t think so. But then why is my life so meaningless to me right now? Am I lacking fun? Friendships? Traveling? That’s what we’re going to try to understand (and dissect) in this new blogpost. It’s not going to be fun, it’s going to be long and painful. If you don’t feel up to it, feel free to skip it and come back for a new blogpost next week. Otherwise, happy reading to all of you for those who stay with me.

©Brodie Vissers from Burst

Je sais que ça peut paraître très banal ou même idiot de se poser cette question, mais je me suis récemment demandé quel était le but de notre vie à chacun et chacune. Je sais bien que ce n’est pas très joyeux comme sujet. Mais je sais bien, au plus profond de moi, que je ne suis pas le seul à me poser cette question, il suffit que j’aille sur Internet et que je recherche « crise existentielle » et il y a des centaines (voire des milliers) de témoignages en ligne. Pour moi, il y a des moments dans ma vie (comme cette période) où j’ai l’impression que rien ne change quoique ce soit et que ma vie est super ennuyeuse. Tu vois ce que je veux dire ? Ça m’est déjà arrivé des milliers de fois cet hiver mais je pensais que les choses allaient changer avec le printemps et elles ne changent toujours pas dans ma tête. Aussi, je perds d’intérêt pour beaucoup de loisirs et je prends les choses de manière super dramatique et pas vraiment de manière positive. Tout me semble pénible. Aller au travail, aller voir des amis, il y a des moments comme ça où tout me semble fatiguant. Ma question est : c’est quoi le but de tout ça si j’ai juste l’impression de cocher des choses sur ma liste et de me dire que je le fais parce que je me suis engagé à le faire ? Je n’ai pas l’impression que je vis réellement, j’ai l’impression que je survis à la place.

I know it sounds very trite or even silly to ask this question, but I recently asked myself what the purpose of our lives is for each and every one of us. I know it’s not a very happy topic. But I know deep down that I’m not the only one who asks this question, all I have to do is go online and search for an “existential crisis” and there are hundreds (if not thousands) of stories online. For me, there are times in my life (like this period) when I feel like nothing changes anything and my life is super boring. You know what I mean? It’s happened to me a thousand times already this winter but I thought things would change with spring and they still don’t change in my head. Also, I’m losing interest in a lot of hobbies and taking things in a super dramatic way and not really in a positive way. Everything feels like a pain. Going to work, going to see friends, there are times like this when everything seems tiring. My question is, what’s the point of all this if I just feel like I’m checking things off my list and telling myself I’m doing it because I’ve committed to doing it? I don’t feel like I’m actually living, I feel like I’m surviving instead.

©Matthew Henry from Burst

Je pense que beaucoup de cela est relié à mon anxiété. Quand je me sens anxieux, mon cerveau me convainc que tout est une épreuve, et donc je rentre dans un cercle dans lequel je m’isole et je commence à vivre comme un robot, et si ce cercle ne change pas, je commence à rentrer de nouveau dans une crise existentielle, et je commence à me sentir déprimé parce que je sais que je passe à-côté de plein de belles choses dans ma vie. Je commence alors à penser que je dois réagir et à faire plus de choses mais cela me rend plus anxieux parce que je n’en ai aucune envie pour le moment et je n’ai pas envie de me forcer à faire des choses quand je me sens comme au plus bas de mon échelle physiquement et psychologiquement. Donc dans tous les cas, je suis ****** si je peux dire. 😂 J’ai l’impression qu’il n’y a aucune direction que je vais prendre qui va m’aider à me sentir mieux et qui va m’aider à sortir de ce cercle. Je me sens alors comme pris au piège, coincé dans une vie qui n’est pas la mienne et je me demande alors quel est le point de vivre juste pour travailler et gagner de l’argent. La majorité de notre vie ressemble à des tâches quotidiennes comme se laver, travailler, faire le ménage, et entre les deux, des choses plus amusantes comme un brunch familial, un concert, un café, une sortie entre amis, etc. Quand je me sens dans une bonne période, je tolère tout à fait de travailler et de faire les choses correctement parce que cela me fait me sentir mieux, du moment que je sais que je vais passer un bon moment par la suite. Mais quand rien d’excitant ne s’en vient (parce que je me sens déprimé), alors c’est beaucoup plus difficile de faire ces choses au quotidien.

I think a lot of it has to do with my anxiety. When I feel anxious, my brain convinces me that everything is a hardship, and so I get into a circle where I isolate myself and start living like a robot, and if that circle doesn’t change, I start getting into an existential crisis again, and I start feeling depressed because I know I’m missing out on a lot of great things in my life. So I start to think that I have to react and do more things but it makes me more anxious because I don’t feel like it at the moment and I don’t feel like forcing myself to do things when I feel like I’m at my lowest point physically and psychologically. So either way, I’m ****** if I may say so. 😂 I feel like there’s no direction I’m going to go that’s going to help me feel better and that’s going to help me get out of this circle. I then feel like I am trapped, stuck in a life that is not my own and then I wonder what the point is of living just to work and make money. Most of our life looks like daily tasks like washing, working, cleaning, and in between, more fun things like family brunch, a concert, coffee, going out with friends, etc. When I’m feeling like I’m in a good place, I’m totally fine with working and doing things right because it makes me feel better, as long as I know I’ll have a good time afterwards. But when nothing exciting is coming up (because I’m feeling down), then it’s much harder to do those things on a daily basis.

©Tomáš Hustoles from Burst

Je devine bien ce que vous êtes en train de penser sur le moment : mais pourquoi est-ce qu’il ne va pas voir un psy après tout ? Et je comprends tout à fait que vous pensiez cela. Mais il faut savoir que trouver un psy au Canada est un long effort et j’ai aussi l’impression que ces moments-là ne sont jamais définitifs et vont passer un jour ou l’autre. Ça va passer. Ça passe toujours. Cela peut sembler super pathétique mais parfois on se sent tellement mal que l’on se dit même à quoi bon de faire cet effort. Et donc aller au psy devient comme la dernière chose sur la liste dans l’ordre de nos priorités. Aller voir un psy a aussi un côté bien intimidant je dois le dire. Et enfin, aller voir un psy est coûteux et peut devenir comme un fardeau à partir du moment où l’on se sent mieux et que justement on a envie de passer à autre chose. Ce que je veux dire c’est que quand tout paraît inutile, je pense que le mieux est seulement d’attendre que ça passe. Ça ne sert à rien de se forcer à faire des choses sur le moment. À un moment donné, cela passe et on arrive à voir la situation avec un peu plus de recul comme toujours, alors que tout paraît tellement incompréhensible sur le moment, comme si l’on n’arrivait pas du tout à relativiser. Tout paraît beaucoup plus grave que ça en réalité sur le moment parce que l’on n’arrive pas à se projeter et à se dire que cela va passer et que l’on va se sentir mieux et qu’il y a aura bientôt des purs moments de bonheur. Il y aura toujours des phases comme ça entre moments super durs et moments beaucoup plus fun et plus simples.

I can guess what you’re thinking right now: why doesn’t he go to a shrink after all? And I totally understand why you would think that. But you should know that finding a shrink in Canada is a long effort and I also feel that these moments are never final and will pass eventually. It will pass. It always passes. It sounds super pathetic but sometimes you feel so bad that you think, “What’s the point of even making the effort? And so going to the shrink becomes like the last thing on the list in our order of priorities. Going to see a shrink is also quite intimidating I must say. And finally, going to see a shrink is expensive and can become like a burden when you feel better and you want to move on. What I mean is that when everything seems useless, I think the best thing to do is just wait for it to pass. There’s no point in forcing yourself to do things at the time. At some point, it passes and you can see the situation with a little more distance as always, while everything seems so incomprehensible at the time, as if you could not put it into perspective at all. Everything seems much more serious than that in reality at the time because you can’t project yourself and tell yourself that it will pass and that you will feel better and that there will soon be pure moments of happiness. There will always be phases like that between super hard moments and much more fun and simple moments. 

©Kenji Tanimura from Burst

Avoir une crise existentielle n’est pas forcément quelque chose de négatif. Quand on se questionne sur le sens de sa vie, je pense aussi que cela permet également de redéfinir ses priorités et ce que l’on attend de sa vie. Certains ne se posent pas de questions. Et certains continuent à s’en poser tous les jours. Vous avez tous très compris dans quelle catégorie je me situe. 😂 Mais je pense que ces périodes creuses permettent aussi de se poser les bonnes questions, et, même si c’est terrible sur le moment, cela nous force de comprendre ce qui va et ce qui ne va pas dans nos vies. Qu’est-ce qui peut alors me faire sentir mieux dans le futur ? Cela peut donner lieu à des changements qui peut-être nous seront bénéfiques à long terme après tout. C’est presque comme si notre subconscient nous fait comprendre que quelque chose doit changer : on doit ajouter quelque chose qui nous manque dans notre vie, ou bien changer et corriger des points qui ne fonctionnent plus et qui nous préviennent que l’on doit remettre certains points en question. Parce que ce sont ces points-là qui nous retirent toute joie d’exister. Parfois, c’est difficile de savoir ce qui ne va pas. Mais je pense que c’est possible de savoir, mais qu’il faut rester patient avant de comprendre. Je pense qu’il y a certaines activités comme l’écriture ou la méditation qui peut-être permettent de favoriser la compréhension un peu plus vite et de comprendre ce qui ne va pas pendant une période difficile.

Having an existential crisis is not necessarily a negative thing. When you question the meaning of your life, I also think that it allows you to redefine your priorities and what you want from your life. Some people don’t ask themselves questions. And some continue to ask them every day. You all very much understand which category I fall into. 😂 But I think these down times also allow us to ask the right questions, and even though it’s terrible in the moment, it forces us to understand what’s going and what’s not going in our lives. What can then make me feel better in the future? It can lead to changes that may benefit us in the long run after all. It’s almost as if our subconscious mind is telling us that something needs to change: we need to add something that is missing in our lives, or change and correct things that are no longer working and warn us that we need to question certain things. Because these are the things that take away the joy of our existence. Sometimes it’s hard to know what’s wrong. But I think it’s possible to know, but you have to be patient before you understand. I think that there are certain activities like writing or meditation that can help to understand a little bit faster and to understand what is wrong during a difficult period.

©Avelino Calvar Martinez from Burst

Un autre point que je voudrais soulever ici, c’est la difficulté de parler de ce genre de choses en public, comme si on devait en avoir honte et surtout ne jamais montrer lorsque ça ne va pas. Il y a comme une sorte de gêne secrète par rapport à la santé mentale où les gens deviennent mal à l’aise et refusent d’en parler ou vont parler d’autre chose ou relativiser ou dire des choses positives pour remonter le moral, sans vraiment qu’il y ait beaucoup d’écoute et de compréhension. On prend souvent les personnes qui se posent des questions comme des personnes extra émotionnelles, irrationnelles parfois. Même moi je me demande pourquoi et comment je me sens parfois comme ça (le chaos) alors que ma vie est en fait normale et que c’est moi qui me mets dans des états tout seul. Je me demande alors si je suis fou ou que je veux tout compliquer ou bien que je refuse de trouver et d’embrasser le bonheur. Mais j’ai réalisé récemment que je pense que mon cerveau oeuvre en fait pour moi pour m’aider à évoluer et à changer des choses dans ma vie. Et je me rends compte aussi que cela me rend plus fort, et qu’il n’y a rien de faible finalement à partager ses faiblesses, je dirais même parfois que c’est absolument nécessaire, voire indispensable pour la santé. Donc en gros il faut embrasser ses émotions sur le moment, se dire que cela va passer, on va juste se sentir mieux et voir les choses avec plus de sens et de recul. Une crise existentielle permet aussi de ne pas prendre les choses trop au sérieux, et de tout relativiser parce que finalement la vie n’a pas beaucoup de sens sauf celui que l’on lui donne et que l’on veut transmettre aux futures générations.

Another point I would like to raise here is the difficulty of talking about these kinds of things in public, as if they were something to be ashamed of and never to show when they are not okay. There is a kind of secret embarrassment about mental health where people become uncomfortable and refuse to talk about it or will talk about something else or put it in perspective or say positive things to make people feel better, without really listening and understanding. People who have questions are often seen as being extra emotional, irrational sometimes. I wonder why and how I sometimes feel like this (chaos) when my life is actually normal and I am the one who puts myself in states all by myself. I wonder if I am crazy or want to complicate everything or that I refuse to find and embrace happiness. But I recently realized that I think my brain is actually working for me to help me evolve and change things in my life. And I also realize that it makes me stronger, and that there is nothing weak about sharing your weaknesses, I would even say sometimes that it is absolutely necessary, even essential for your health. So basically you have to embrace your emotions in the moment, and when it passes, you’ll just feel better and see things with more sense and perspective. An existential crisis also allows us not to take things too seriously, and to put everything into perspective because, in the end, life doesn’t have much meaning except the one we give it and that we want to pass on to future generations.

©Samantha Hurley from Burst

Qu’est qui se cache derrière notre existence ? Personne ne peut savoir. On ne sait rien en fait. Donc je pense que c’est normal de se poser les bonnes questions parfois. On ne sait rien pour de vrai. Le but d’une vie va être propre à chacun, mais à la fin, on aura tous et toutes le même Happy Ending. Quand je pense à ça, je me dis que finalement, il n’y a rien de tellement dramatique. Le monde est grand, et nous sommes tellement nombreux à vivre des vies toutes tellement différentes. Si je peux comparer avec une image, cela me fait penser à l’avion avant l’atterrissage lorsqu’on arrive dans une nouvelle ville pendant la nuit. Tout paraît petit et insignifiant. Dès que l’on atterrit, on repart tous dans nos vies à cent à l’heure et l’on oublie que finalement à grande échelle cela ne signifie pas grand chose. Je ne sais pas si ce que je dis fait sens mais j’espère que oui en tout cas. Je pense que comprendre ce point-là est super important pour apprendre à relativiser. Parfois, je me dis que j’aurais préféré rester un enfant pour continuer de vivre dans ma bulle et ne pas à avoir à comprendre ce genre de choses. Mais bien que l’état adulte nous fait sentir comme de la **** Parfois, je pense que c’est avec l’âge que l’on arrive à apprécier les choses qui ont le plus de sens, les choses qui sont les meilleures dans nos vies, comme des amis, de belles vacances, des purs moments de bonheur, etc. 

What is behind our existence? Nobody can know. We don’t know anything in fact. So I think it’s normal to ask the right questions sometimes. We don’t know anything for real. The purpose of a life is going to be different for everyone, but in the end, we will all have the same happy ending. When I think about it, I tell myself that finally, there is nothing so dramatic. The world is a big place, and there are so many of us living such different lives. If I can compare with an image, it reminds me of the plane before landing when you arrive in a new city during the night. Everything seems small and insignificant. As soon as we land, we all go back to our lives at a hundred miles an hour and we forget that in the end it doesn’t mean much on a large scale. I don’t know if what I’m saying makes sense but I hope it does. I think that understanding this point is super important to learn to put things in perspective. Sometimes I think I would have preferred to stay a child so that I could continue to live in my bubble and not have to understand this kind of thing. But although the adult state makes us feel like **** Sometimes, I think that it is with age that we come to appreciate the things that are most meaningful, the things that are the best in our lives, like friends, beautiful vacations, pure moments of happiness, etc.

©Brodie Vissers from Burst

Et voilà pour cet article, j’espère que ça vous a plu et que ce n’était pas trop déprimant à lire, n’hésitez pas à me faire part de ce que vous en pensez avec un petit message ou commentaire, ça me fait toujours plaisir de lire vos retours ! Un dernier petit point pour vous dire que ceci est mon ressenti personnel, personne n’est obligé de ressentir la même chose que moi (et je le respecte tout à fait). À bientôt pour un nouvel article ! Votre dévoué Arty_fixe.

That’s it for this blogpost, I hope you liked it and that it was not too depressing, let me know about it with a little message or comment, it’s always really nice to read your feedback! One last point to tell you that this blogpost is personal and that no one has to feel the same way I do (and I totally respect that). See you soon for a new blogpost! Arty_fixe.



Published by artyfixe

29 years old copywriter and content creator in Montreal, Canada Travels Food Photography IG: @arty_fixe

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